L'aviron au secours des victimes d'un cancer du sein

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L'aviron au secours des victimes d'un cancer du sein

Elles étaient quatre, ce jour-là, à participer gaiement à l'une de leurs séances bi-hebdomadaires. Et elles sont arrivées (presque toutes !) à l'heure au Cercle de l'aviron de Marseille pour une nouvelle session d'apprentissage dans le tank à ramer du club de l'Estaque, avant le grand saut en Méditerranée prévu dans quelques jours. Leur but ? Prendre du plaisir, d'abord, se délester de kilos superflus aussi, libérer leur corps et leur tête, surtout, après ou pendant un traitement contre un cancer du sein.

"Je suis dans un protocole d'accompagnement, si j'avais su plus tôt que ça existait, ça m'aurait aidé à sortir de la morosité", témoigne l'une d'elle à propos de ce stage exceptionnel mené de main de maître par Isabelle Tranchant. Étudiante à la faculté des sciences du sport Aix-Marseille, en master "Activités physique pour la santé", cette jeune Lyonnaise de 25 ans a orienté son mémoire sur l'impact d'un programme d'aviron sur la capacité physique, la fatigue et l'estime de soi corporelle chez des patientes atteintes de cancer du sein en cours de traitement.

L'aviron au secours des victimes d'un cancer du sein

Soutenue en partie par l'oncologue Maria Cappiello et la Ligue contre le cancer, elle mène sa barque avec aplomb :"J'ai axé mon travail sur le cancer du sein de par l'initiative de Charlène Villaron qui a réalisé un travail sur le cancer du sein avant moi. Le choix s'est porté sur l'aviron car ses caractéristiques correspondent aux préconisations des études. C'est une activité physique d'aérobie et de renforcement musculaire couplée avec des étirements", détaille-t-elle en écartant un risque lié à l'activité :" Le travail du bras interdit il y a quelques années, en raison du lymphoedème, un gonflement suite à une accumulation de liquide lymphatique, est maintenant préconisé par les études".

Du coup, l'activité coule de source pour les pratiquantes qui trouvent bien de vertus à cette discipline : "C'est génial, on oublie tout. J'ai la phobie de l'eau et c'est un défi pour moi d'être ici", affirme cette quinquagénaire qui a la chance de pouvoir compter sur le soutien de son mari pendant les séances : "La première fois j'ai regardé, après j'ai vite fait le tour de l'Estaque et finalement je m'y suis mis !".

"La pratique en groupe contribue au bienfait, c'est très émouvant parfois. Cela peut par exemple resserrer des liens. C'est aussi du temps passé ensemble agréablement", insiste Maria Cappiello.

"Je suis convaincue que le sport est bénéfique"

"Moi j'étais rameuse, poursuit cet autre stagiaire venue de Marignane, et je n'ai pas arrêté quand le cancer est survenu il y a deux ans. Aujourd'hui, mon traitement est terminé et j'aurai mon dernier contrôle en août mais je continue de pratiquer, parce que je suis convaincue que le sport est bénéfique et aide à la guérison. Je pense que j'ai mieux supporté les traitements ainsi".

Seule zone d'ombre dans cette vague de dynamisme, la mobilisation des patients reste difficile à obtenir : "Le sport est maintenant vu comme un traitement non médicamenteux et je le considère comme tel, affirme Maria Cappiello, mais il est encore difficile de faire venir les gens. Il reste une éducation de fond à faire sur le fait que le sport fait du bien". À ce titre, la classe de l'Estaque a donc déjà obtenu la palme du mérite !

Ligue contre le cancer 04 91 41 00 20

Franck Meynial

laprovence.com - 25 avril 2013

Perruque cancer 26/04/2013 09:42

Très belle initiative les filles. Je trouve également que le sport peut faire partie de la "thérapie". En tout cas, il permet de se vider la tête lors du traitement.
Je conseille également aux filles que j'accompagne une pratique régulière d'une activité physique.

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